LE THÉ OU L'ÉLÉCTRICITÉ/CHAOS IN MOROCCO - PROJECTION/DÉBATS

Vendredi 11 mai à 19h

Projection & débats autour de deux documentaires: "Le thé ou l’électricité" (Jérôme Le Maire), l'histoire épique de l'arrivée de l’électricité dans un petit village isolé et enclavé au cœur du haut Atlas marocain et de "Chaos in Morocco" (Svink, Clotilde Mignon), rencontre avec les origines du punk, la volonté de changement par la liberté d'expression.

Le Maroc touristique que l’on connait le plus souvent, c’est celui du Club Med’ de la place Jemaa el-Fna à Marrakech, des plages de surfeurs entre Mirleft et Sidi Ifni, des dunes rouges de Merzouga, portes du Sahara. Ou alors c’est le Maroc politique des Migrants de Ceuta et Melilla et des planteurs de cannabis du Rif et leurs revendications sociales. Mais pour celui qui y reste un peu plus longtemps, le Maroc devient un vrai pays où la question de la modernité et de son adaptation locale deviennent cruciales : la crise agricole dépeuple et appauvrit les régions rurales, les villes souffrent d’un manque chronique de moyens pour développer des infrastructures nécessaires (comme a pu le démontrer la « crise de la soif » dans la vallée du Draa l’été dernier).

Pour présenter ce vrai Maroc, les deux documentaires que nous vous présenteront vendredi 11 mai viennent à point nommé.

« Le thé ou l’électricité » nous décrit l’arrivée du courant à Ifri, un village amazigh du Haut Atlas et la naissance d’un dilemme cruel entre la tradition et l’intégration au système économique mondialisé. Pesant sur ce choix, des contraintes sociales et morales viennent rendre les décisions plus difficiles encore dans une société où le collectif reste un facteur majeur dans les décisions. Tourné en trois ans de l’arrivée des poteaux électriques à l’étincelle du raccordement, ce film belge a reçu en 2013 le prix Magritte du documentaire.

« Chaos in Morocco » nous conduit pour un tour du Maroc sur les routes du punk et de la révolte de la jeunesse contre une société qui lui laisse bien peu de place. De cette manière, la musique devient le lien qui rassemble une génération désabusée et désirant un autre cadre pour leurs expériences de vie. Ce goût pour la vibration punk, hardcore ou rap s’est incarné depuis quelques années dans le festival Hardzazat de Ouarzazate, petite Hollywood marocaine plus connue pour ses studios de cinéma et comme nœud routier distribuant le trafic vers les grandes vallées du sud (Souss, Draa, Tafilalet).

Ce film sera présenté par Yassir, l’un des intervenants du film.

Date: 

Le Vendredi 11 mai à 19h

Tarif: 

Prix libre

Centre d'animation: